+ 265 % à l'ILE DE LA REUNION par rapport à la métropole
Lorsque la banque métropolitaine facture 53 euros par
an en moyenne, la banque locale "extorque" 134 euros, soit une
différence de 265%. Ni octroi de mer, ni prix du transport, tout
simplement injustifiable. Et les exemples sont aussi nombreux que les
types de frais facturés par les banques. Le consommateur réunionnais
saura donc désormais que la tenue de son compte lui coûte en moyenne 38
euros par an quand le client métropolitain débourse moins de 2 euros.
La plupart des réseaux offrent même ce service dans l'hexagone. Idem
pour les prélèvements mensuels toujours gratuits à l'échelle nationale.
Ils sont facturés autour de 20 euros dans l'île. Déposer de l'argent au
guichet vous coûte jusqu'à 6 euros. Aucune banque ne le défalque en
métropole. La liste est longue, trop longue.
"Pendant la campagne des présidentielles, le candidat Sarkozy avait
réclamé une plus grande transparence des tarifs bancaires. Et bien,
j'ai déjà donné quelques chiffres au conseiller d'Yves Jégo qui nous a
reçu lors de la dernière visite ministérielle". Le secrétaire d'Etat
aurait d'ailleurs demandé que le collectif lui communique ses
conclusions.
A la lecture du document, Dominique Mardaye, qui a porté ce combat sur
la scène réunionnaise, ne mâche pas ses mots. "Il est évident
qu'aujourd'hui les banquiers ne sont plus des conseillers mais des
commerciaux. Ils ne pensent qu'en termes de rentabilité et de
productivité". Faute de résultat lors des prochaines réunions du comité
de travail et faute de réponse politique forte, l'homme envisage des
appels au boycott et n'hésite pas à parler de "servage légalisé". Des
mots extrêment durs envers les banques réunionnaises. Dominique Mardaye
ne s'arrête pas là. "Elles ont de toute façon intérêt à provoquer des
situations de précarité, de découvert, puisque c'est là-dessus qu'elles
gagnent de l'argent". Le meneur du collectif se dit prêt à aller devant
la justice si les institutions financières l'y obligent. "Je m'en
servirai de tribune pour faire encore passer le message".
Article du JIR du 15/09/2008
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