 Depuis juin 2004, l'abandon dans la nature ou le brûlage à l'air libre des pneumatiques est interdit, tandis que les manufacturiers, ou importateurs doivent procéder à l'enlèvement et au traitement des pneus usagés. Toutefois, sachant que les stocks antérieurs à 2004 n'étaient pas concernés, le devenir des 114 dépôts et des 242 000 tonnes de pneumatiques usagés, qui s'y entassaient, demandaient une réponse spécifique. C'est ainsi que sous l'impulsion de Nelly Olin, la précédente ministre de l'écologie, une première diminution des sites de stockages a été enregistrée, tandis que des dizaines de milliers de tonnes de pneus étaient valorisées (1).
Valorisation et recyclage des pneus en fin de vie
Aujourd'hui, pour achever le traitement des stocks existants, un nouvel accord interprofessionnel vient d'être signé par Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat en charge de l'écologie. Cet accord devrait permettre de traiter les 80 000 à 100 000 tonnes de pneumatiques usagés qui demeurent en France, sur une période de 6 à 8 ans, et pour un coût global de 7 millions d'euros.
Outre leur impact évident sur le paysage en termes de pollution visuelle, ces stocks représentent également des risques pour la santé et l'environnement (incendies, prolifération de reptiles, de moustiques potentiellement vecteurs de virus tels que le Chikungunya, etc.).
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