 Une campagne d'information est lancée par le ministère de la Santé au sujet des maladies nosocomiales. À l'occasion de la première journée nationale sur l'hygiène des mains hier, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, s'est rendue au centre chirurgical Marie-Lannelongue dans les Hauts-de-Seine. L'objectif est de présenter les nouveaux outils pédagogiques mis à la disposition des équipes soignantes, des patients et de leurs proches concernant les gestes permettant de réduire le risque d'infections nosocomiales.
Ces infections sont paradoxalement contractées dans les établissements de santé. Elles peuvent être la conséquence des soins dispensés au patient (par exemple, lors de la pose d'un cathéter) ou encore survenir indépendamment de tout acte médical (comme une épidémie de légionellose). Le cas de figure le plus fréquent étant bien entendu le premier. Le mode de transmission de la bactérie en cause peut être endogène : le malade s'infecte avec ses propres microbes lors d'un acte invasif (les bactéries du tube digestif peuvent passer dans la vessie lors de la pause d'une sonde) ou d'origine exogène : les infections peuvent venir d'autres patients, transmis par le biais des mains du personnel ou encore du matériel, de l'eau, de l'air… La gravité dépend de deux facteurs, le degré de fragilité du patient (un malade immunodéprimé sera plus vulnérable) et la virulence de l'agent infectieux en cause. Les infections les plus fréquentes touchent par ordre décroissant : l'appareil urinaire, les voies pulmonaires et le site opératoire.
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