Cornemuse et bombarde ont rythmé la journée d'hier sur le port de
plaisance. C'est ici que l'Amicale Bretagne Réunion avait donné
rendez-vous à tous les siens, pour une Fest Deiz réussie. Un retour aux
sources pour tous les Bretons bien sûr, mais aussi cette volonté de
partager une culture bien spécifique.
Scène
rare hier au Port. Avec la collaboration du Club nautique et de la
commune, l'Amicale Bretagne Réunion a investi le port de plaisance,
pour une Fest Deiz enjouée. Crêpes à gogo bien sûr mais aussi cidre et
drapeaux blancs et noirs tous azimuts. Avec une large place accordée à
la musique. Les marins d'Iroise, actuellement en tournée sur l'île, ont
pris à l'abordage le Hnoss, vieux gréement bien connu. Cette troupe de
chanteurs, originaires de Brest a ainsi fait revivre la tradition, en
entonnant des histoires de marins. Dans l'après-midi, plusieurs
groupes, garants des sonorités celtiques si typiques, ont mis une
sacrée ambiance. Petits et grands ont dansé la gigue sans se faire
prier.
Un retour aux sources, pour une communauté très présente sur l'île. Les
Bretons sont partout à la Réunion. On les retrouve souvent, partie
prenante d'une activité inhérente à la mer. “Ils sont pêcheurs
professionnels, réparent des bateaux, travaillent dans le milieu
nautique”, avance le président de l'association, Sébastien Hervé. Leur
affection pour l'île n'est pas un hasard : ces deux pays et leur
ouverture sur la mer partagent des valeurs communes.
Le partage pour vocation
En aucun cas, cette journée peut se voir accusée de
sectaire. Certes, les mêmes origines se croisent et on est toujours
heureux de parler de son bled. La Fest-Deiz a également pour vocation,
le partage. “On ne veut pas se retrouver entre nous. Le but, c'est de
partager la musique et la danse”, affirme t-il. Une région, au folklore
très prononcé. Tout comme la Corse, le Pays Basque ou l'Alsace. Pour
autant, cette association, vraisemblablement une des plus anciennes de
l'île avec ses 42 ans d'existence, a longtemps joué le rôle de grande
famille. “Du temps où les exilés ne pouvaient pas rentrer chez eux
aussi facilement qu'aujourd'hui. Il fallait un point de rendez-vous
pour tous”, raconte Sébastien Hervé. Une époque où le folklore breton
redoublait d'intensité la Réunion. “Il y avait une petite Bretagne dans
l'île. Aujourd'hui, nous sommes plus transparents”.
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