Un jubilé, c'est 50 ans. Et l'année prochaine, la cathédrale de Saint-denis en sera à son troisième. Une année exceptionnelle pour la paroisse dionysienne et toute la commuanuté catholique de l'île qui aura à suivre un calendrier chargé en jubilés. Les musiciens et les choristes fêteront le leur la première semaine de novembre. Ensuite, ce sera au tour des catéchistes puis des familles, des enfants, des malades, des professions libérales et des commerçants, des employés de la fonction publique... Bref, 2010 sera jubilatoire pour tout le monde ! Dimanche, lors de la messe, Mgr Gilbert Aubry, évêque de la Réunion, a officiellement ouvert cette année jubilaire. Une date coïncidant avec la Saint-Denis. En 1962, Jenny emporte le clocher... On a tendance à l'oublier parfois, mais Denis fut le premier témoin de la résurrection du Christ. Cela lui valut de mourir en martyr. A cette occasion le prélat, dans son homélie, a eu l'occasion de rappeler que “la cathédrale n'est pas qu'un monument de pierre (sic) mais surtout un témoignage de notre histoire situé au coeur de la cité”. De l'homélie au sermon (d'actualité ?), il n' y a qu'un pas, que l'évêque a franchi par cette déclaration : “Sortons de notre esclavage moderne pour retrouver nos vraies valeurs”. La cathédrale a donc 150 ans et se porte plutôt pas mal. Un important programme de rénovation, de la charpente au plancher, avait été entrepris en prévision de la visite papale de 1989. La construction originelle fut entreprise en novembre 1829 et achevée en 1832. Entre temps, elle est érigé en cathédrale en 1850 et consacré en 1860. Ce n'est qu'en 1975, que la blanche bâtisse fut classée en totalité parmi les Monuments historiques. A l'origine, le premier bâtiment fut construit selon les plans de l'ingénieur Paradis (ça ne s'invente pas) à la place d'une église qui l'avait précédé au XVIIIe siècle. L'église ne prend sa forme définitive qu'en 1863 avec la construction du porche occidental en prostyle. Cette bâtisse mesurait 45 mètres de long, 22 mètres de large et 20 mètres de haut. Les plans de la cathédrale furent dressés par Dumas, ingénieur en chef de la colonie. Cet édifice comprenait une nef terminée d'un choeur en hémicycle, flanquée de bas-côtés, et fut dédié à Saint-Sauveur. C'est entre 1861 et 1863 que la façade de l'église fut complétée d'un portique à colonnes, d'ordre toscan, orné lui-même des statues de la Sainte Vierge, saint Joseph et saint Jean au centre, saint Paul et saint Pierre aux extrémités. Toutes furent emportées par le cyclone Jenny en 1962 en même temps que la toiture et le clocher. Des statues qui aujourd'hui ont disparu mais dont on dit qu' elles pourraient ressusciter... En prévision de la visite papale de 1989, où Jean-Paul II béatifia Frère Scubilion, l'apôtre des noirs, un vaste projet de restauration fut mené à terme. De telle sorte qu'aujourd'hui, la vieille dame ne fait décidément pas son âge Y.G. article du JIR du 12/10/2009
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